Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 13:57

Une écume blanche bat, morose, au roc froid de ton âme,

Halo moussant de neige, apothéose d’un solstice rutilant de glace,

Lorsque les tisons mourants n’ont plus qu’une poignée de cendres à offrir à ta carcasse

Nulle caresse, nul âtre chaud, seulement la geôle de ta solitude infâme.

 

Que viennent les équinoxes d’espérance revêtir tes frimas esseulés

Redorer les pâtures du verger d’éternité maculés des crachats du néant.

Au calice de ta naissance, bois le poison de la vie dans les feux de Saint Jean

Reçois la païenne eucharistie de fragrances charnelles renouvelées

 

Puis tu ouvriras tes sens aux vagues estivales, humectant leur sable d’azur

D’ondes de chaleur délectables, picots éphémères couturant les traitres sillons

De la dune. Aux amours passagères sonnant de la détresse le carillon,

Des lointains souvenirs d’errance, feras don d’une tendre parure.

 

Alors flamboyant, ton automne à moi seule s’offrira, blême brouillard sanguin

Diadème d’oxymores oxydé s’échevelant au plus fort de tempêtes ventilant leurs couleurs

Par-delà la chape ondoyante des forêts repeignant notre indolence en nouvelle vigueur

Amoureux saltimbanques, nous brûlerons la bûche des remords aux flammes de la Saint Martin.

Par Léna Eyl - Publié dans : Petits exercices de style
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus